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Tag Archives: artistes

Les artistes, les oeuvres

 « Pour nous – bien entendu – les artistes du « monde arabe » sont d’abord des artistes; et, conformément à celles qui dépassent le contexte dont elles sont issues, leurs œuvres, si elles sont suffisamment pertinentes et libres deviennent « universelles ». Cela dit, il nous semble passionnant de privilégier les œuvres qui sont visibles des deux côtés de la Méditerranée.

Qui sont à la fois « locales » et « absolues ». De mettre en exergue les œuvres phares qui ne cessent de se constituer dans l’entre-deux rives de l’Europe et du monde arabe, produisant le plus souvent une « esthétique hybride » – un metissage des formes et des sensibilités – qui tresse, de manière inédite, le corps, le ludique, l’érotique,  l’affect, l’ornemental, le spirituel, le politique, la critique sociétale, etc. Un art du sens et des sens. »

Liste des artistes

 

Traits d’Union, Paris et l’art contemporain arabe

Extrait de l’entretien de Pascal Amel, curator de l’exposition avec Tom Laurent, publié dans la revue Art Absolument N°43 (actuellement en kiosque)

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Tom Laurent : Que signifient les « traits d’union » qui donnent sont titre à cette exposition ? Que représentent pour un curator cette volonté de «connecter». d’»agencer» des mondes ? En quoi cela fait-il écho avec la ligne éditoriale de la revue Art Absolument, organisatrice de l’exposition ?

Pascal Amel : La révolution esthétique du XXIe siècle est l’élargissement du regard à la planète. La revue Art Absolument est basée à Paris, et cette ville-monde a le privilège de voir des artistes du monde entier y séjourner. Depuis bientôt une dizaine d’années, conscients de cela, Teddy Tibi, le directeur de la publication et moi-même défendons la notion « d’artistes en France ». Cela dit, pour moi, les artistes arabes ou originaires du monde arabe sont d’abord des artistes

Cristaux et fleurs de l’art de Najia Mehadji

Par Christine Buci-Glucksmann // Article publié dans la revue Art Absolument N°10 ( automne 2004 )

Comment capter l’infini dans le fini ? Créer des “structures de flux” ? Les laisser émerger et s’épanouir ? Analyse de l’oeuvre d’une artiste d’aujourd’hui se situant entre peinture et dessin.

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“Remonter du modèle à la matrice” : c’est en ces termes que Paul Klee définissait la tâche de l’art dans son devenir-univers. Car contrairement au modèle issu de la mimésis, la matrice est bien ce qui capte les énergies, les rythmes, les étoilements et les rayonnements de tous les flux du monde. Si bien que l’art dans sa morphogenèse devient inséparable de tous les “entre-mondes”. Entre ciel et terre, ordre et chaos, visible et invisible, il participe de l’intimité cosmique, comme l’artiste qui place son regard dans les choses.

Taysir Batniji, ou l’exploration des frontières

Entretien avec Henri-François Debailleux // Article publié dans la revue Art Absolument N°39

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Henri-François Debailleux | La peinture, le dessin, la photographie, l’installation… : vous travaillez toutes les disciplines…

Taysir Batniji | J’en ai ressenti le besoin, à un moment donné, parce que cela me donnait une plus grande liberté par rapport à ma pratique antérieure du dessin et de la peinture. Lorsque je suis arrivé en France, fin 1994, je me suis retrouvé face à cette immense histoire de l’art qu’il m’a fallu regarder, comprendre et digérer. Très vite, je me suis rendu compte que la peinture ne me suffisait plus pour exprimer ce que j’avais en tête. Je travaille beaucoup sur le corps et j’ai eu envie que mes idées soient présentées plus physiquement et pas seulement par l’illusion de la toile.
Déjà en Palestine, où j’avais reçu une éducation artistique académique, j’avais fait quelques tentatives et cherché par mes propres moyens. Mais c’était très difficile pour un jeune artiste d’avoir accès à autre chose que ce que proposait l’académie. Et au début, lorsque je suis arrivé ici, j’avais même une certaine méfiance par rapport à des formes d’expression que je découvrais pour la première fois. Certaines me parlaient, d’autres moins et cela m’a permis, petit à petit, de créer mon propre langage.

HFD | Vous n’avez d’ailleurs jamais complètement abandonné la peinture…

TB | Effectivement, mais je la pratique différemment qu’auparavant. Elle ne correspond plus au seul fait de tendre une toile, d’attendre l’inspiration et de peindre.

Hicham Benohoud

Entretien publié dans la revue Art Absolument N°17 ( juillet-aout 2004 )

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Art Absolument | Si en quelques lignes, vous deviez définir votre démarche artistique, comment la définiriez-vous?

Hicham Benohoud | Ma démarche artistique s’inscrit dans un processus de création assez large. En fonction des projets, je peux faire appel à la photographie, à la vidéo, à l’installation, à la performance, etc. L’individu reste au centre de mes préoccupations artistiques. En général, je travaille souvent avec des modèles que je mets en scène s’il s’agit de photographie, ou en situation si c’est une performance. Mes élèves étaient mes premiers modèles quand j’étais professeur d’arts plastiques au Maroc. Pendant le cours, je demandais à un ou à plusieurs élèves de poser pour moi en les mettant dans des situations inattendues et surtout inédites dans une salle de classe, comme monter sur la table ou s’allonger par terre. Cette série est intitulée La Salle de classe, montrée dans le cadre d’une exposition personnelle à la galerie VU à Paris en 2001, et publiée aux Éditions de l’OEil à Montreuil la même année. Le dernier exemple est une série de photographies et de vidéos intitulée Trente familles que j’ai réalisée lors d’une résidence d’artistes à l’Atelier du Plateau à Paris. Quand j’ai quitté le Maroc, j’étais à la recherche d’autres modèles. J’ai demandé à Gilles Zaepffel (regretté directeur de l’Atelier du Plateau) de me trouver des gens acceptant d’être photographiés chez eux en utilisant toujours le même mode opératoire. J’ai donc demandé à trente familles, d’où le titre de cette série, de poser pour moi tout en les mettant dans des situations qu’elles n’ont pas l’habitude de faire chez elles, comme glisser sous un tapis, s’allonger sur la table de la salle-à-manger, etc. Ce travail a déjà été montré l’année dernière au Fresnay, Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing, et sera montré à la fin de cette année à la galerie VU à Paris dans le cadre d’une exposition personnelle. Il m’est arrivé de travailler avec d’autres modèles mais quand je n’en trouve pas, je tourne l’appareil sur moi-même, comme dans la série intitulée Version soft.

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